J'ai un ami qui, il y a quelques années, a acheté un appartement dans la périphérie de Pékin au moment où les prix de l'immobilier étaient à leur apogée. Maintenant, il a perdu la moitié de sa valeur. À l'époque, il était particulièrement convaincu, disant que s'il n'achetait pas maintenant, il ne pourrait plus monter dans le train, même si c'était un peu loin, ça comptait comme la zone de Pékin. Il a épuisé ses économies + celles de ses parents + de ses beaux-parents, et le jour où il a signé le contrat, il a même posté sur les réseaux sociaux : enfin, j'ai une base. Puis, il a commencé à sentir que le marché n'allait pas, et sa première réaction a été de vendre. Il a demandé à une agence de le mettre en vente, en baissant le prix. Un an plus tard, il n'y avait même pas un seul appel pour visiter, pas même une question. L'agent immobilier était assez assidu, revenant tous les quelques jours avec la phrase : Frère, pourquoi ne pas baisser un peu plus ? Ce qu'il craint le plus maintenant, ce n'est pas la chute des prix. C'est le message mensuel qu'il reçoit à l'heure prévue : le prélèvement du prêt a été effectué avec succès. Qui aurait pu penser que les prix de l'immobilier pouvaient chuter autant ? Au final, il ne peut que sourire amèrement et dire : c'est ça la vie.